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Résidence à Rio de Janeiro

Invitation par la galerie Estudio Dezenove pour une exposition liée au projet " Experiência Multipla" , portfolio de gravures des artistes de la galerie, pour ce projet j'ai réalisé une sérigraphie.

Expositions à la galerie Estudio Dezenove à Rio de Janeiro et la galerie Jabutipe à Porto Alegre.

L'évocation poétique d'un lieu, Rio de Janeiro, traduire les impressions partagées que me suscite la ville.

La baie de Rio, la ville et la nature sauvage s'entrelacent.L'envie de monter dans les hauteurs de Rio, le plaisir de la contemplation partagée par tous, les plus belles vues sont dans la favela.

Morne I pyrogravure sur toile 42x30cm 2011

Quelque chose de sinueux, des vagues aux lianes, au déhanchement de la bossa nova, de la samba, des mélodies dans l'air, la légèreté des cariocas comme une pudeur, un masque de carnaval.Frottement des populations riches et pauvres, la parole s'échange, en bas sur la plage les distinctions s'effacent...

Contraste des couleurs de peaux en adéquation malheureuse avec le statut social.

De l'envie et de la résignation, atmosphère lourde par moment, la nuit un couvre- feu sous entendu s'instaure dans les rues devenues dangereuses par endroit. Je me souviens, très peu de taxis voulaient monter à Santa Theresa, quartier pittoresque dans les hauteurs de Rio, proche de favelas où l'on retrouvait curieusement la même conductrice de taxi d'un calme olympien.

Le quartier des affaires très moderne au centre en ébullition le jour, se vide la nuit.

Perché II pyrogravure sur toiles 42x30cm 2011

Où j'ai vu intriguée, des rangées de gens soigneusement alignés la nuit sur certains trottoirs de la ville, pas des clochards on m'a dit mais des travailleurs pauvres habitant loin, qui restent la semaine à coucher sur le trottoir, rentrant le weekend chez eux ...

Et pour contrebalancer ces sensations, la chaleur des cariocas, où l'on prend plaisir à discuter dans la rue, les écarts de classe ne semblant pas être un barrage à la conversation.

Série de pyrogravures inspirée du Brésil

L'artiste Catherine Olivier traduit dans ses oeuvres la fébrilité de l’air, du vent, des nuages.

Son regard se dirige vers le ciel, dernière frontière avant le vertige des galaxies.

L'artiste évoque ainsi sa mère et ses ritournelles, toujours entre deux mondes: c’était là son équilibre, sa légèreté bienheureuse.

Les oeuvres tout en finesse de Catherine Olivier viennent nous rappeler que ce qui s'énonce légèrement se grave plus profondément et durablement en nous que le bruit et la fureur.

A l’opposé de toute pesanteur, les œuvres de Catherine Olivier nous tirent vers la liberté: des œuvres légères comme les rêves, ou comme les ailes des papillons, qui s’évanouissent si l’on s’y attarde trop.

L’art subtil de Catherine Olivier évoque la photo-graphie, au sens étymologique: elle semble dessiner au moyen de la lumière.

Et pourtant, elle brûle la toile, et utilise la pyrogravure sur le tissu, le carton, le bois.

Une technique ancestrale qui, depuis la maîtrise du feu, a laissé ses traces sur les murs des cavernes, sur les calebasses, sur tous les continents.

Une trace, une brûlure

Catherine Olivier a réalisé tardivement le lien entre sa technique, la pyrogravure, et l’incendie qui a ravagé la ferme de ses parents, alors qu’elle avait 17 ans, en sa présence. D’où sans doute cette impression de fragilité, d'éphémère.

La sensation qu’une image s’évanouit alors même qu’on essaie de la retenir , pressée par le rythme , celle qu’on prend vite en voyage , on l’a « prise », le désir d’y revenir de passer du temps à exprimer, révéler des sensations diffuses, une intensité redonnée à une fraction de seconde .

Les voyages se rêvent, se lisent, s’accomplissent, s’éprouvent, mûrissent, se rappellent à soi d’une manière fugitive...L’étendue est large, exploration d’extérieurs, qui frappent, remplissent l’intérieur et résonnent quelquefois longtemps après ...

Les traces fugitives des choses en voie de disparition...

Étranges sentiments mêlés, une époque en passe d’être en transit, l’attente d’une lettre , la descente d’une passerelle d’avion en tapis rouge, des statues en perte de stature au bout d’une grue dont on n’avait peut-être oublié ou pas la portée néfaste de la présence ancrée au sol.

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